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Un jour un heurt un drame
Violon tant choyé
Fêlé brisé cassé
Tout en menus morceaux
Presque copeaux
Mais dans les mains
Du luthier-magicien
Outil après outil
Autour de ses ouïes
Retrouvera son âme
Thierry Gagnot - Photo : K.F.
Si vous souhaitez vous procurer l'intégrale de ses oeuvres, voici un bon de commande.
Et pour connaître plus amplement Gaston Couté, un seul site : http://gastoncoute.free.fr , sur lequel vous trouverez sa biographie, la plupart de ses poèmes et des enregistrements de ses chansons, ainsi que toute l'actualité autour du poète.
Georges et Thierry jouent tous deux, chacun de leur côté, dans un spectacle musical mettant en scène les oeuvres de Gaston Couté :
Thierry Gagnot dans "Les gâs
qu'ont perdu l'esprit", avec Axel Beaumont et Sebastien Ceglia, qui a notamment été joué à Forges-les-Bains le 30 janvier dernier,
et Georges Solovieff dans "Ecoutez Couté", avec Danielle Santamaria, Vania Adrien Sens et Ludovic Rio à l'accordéon. La première de cette veillée autour de l'oeuvre du grand poète
beauceron pacifiste et libertaire aura lieu le
DIMANCHE 22 MARS à 16h30
au JAZZ CARTOON 138 rue de Montmartre
75002 PARIS M° Bourse ou Sentier.
Entrée et consommation : 12 €.
Nombre de places limité.
Un grand merci à Nicole Goavec pour nous avoir accueilli dans sa grange chaleureuse, bien qu'un peu fraîche en ce mois de février !...
où la montagne est pierre coupante et crue
la mer un engloutissement, un ventre, une verrue
la terre où l'on enfouit les corps un espoir de repos,
par ces temps qu'on voudrait ne jamais rencontrer
qu'on ne connaît que vrais, que trop
et qu'on revit toujours tant qu'on vit de nos coeurs
par les non-dits et les erreurs
par le mal, le mal pâle qui fait ternir la peau
par les sourires de pleurs
qui sortent des miroirs maudits
par les paupières tombant sur les cils délavés
par les mots indécents qu'on croit n'avoir pas dits
par ce qu'on a pensé, par ce qu'on a rêvé
de glaive ou d'oreiller, de vinaigre ou d'oeillets
par tout ce qu'on regrette et qu'on n'a pas vécu
par ce qui fait de nous des rois ou des vaincus
par les temps de crève le coeur où le soleil ne pointe pas
par les temps de l'amour qui perdure, perdu, trop fort
je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime encore...
mais je préfère ce sanglot, long prélude à l'oubli de demain,
au douloureux ennui de vivre comme un mort.
Evelyne Sales
Au prime abord on prend son temps
Comment savoir ce qui débute
Un rien qu'emportera le vent
Comme la note pour la flûte
On tente une sournoise approche
Chacun de nos pas est compté
On vient on louvoie on décroche
On se plaît dans l'ambiguïté
Du coin de l'œil on se regarde
Comme deux chats qui se méfient
Au premier geste on est en garde
Chacun se tient prêt au repli
A pas de loup on se hasarde
Pour explorer el camp d'en face
On franchit un seuil on s'attarde
On cherche à se faire une place
Vite on jette un coup d'œil rapide
Sans doute est-on allé trop loin
On ne se savait pas timide
On court se cacher dans son coin
Et puis miracle on s'apprivoise
On ne s'est encore rien dit
Les regards qui fuyaient se croisent
Et tout à coup on se sourit
On s'est trouvé un territoire
On campe à deux sur ses abords
Ici s'ouvre la belle histoire
Mais on ne le sait pas encore
Le temps n'est plus aux dérobades
Touché d'un trouble délicieux
Le cœur nous bat à la chamade
Cà y est on est amoureux
Georges Solovieff
le 30 avril 2004
ces jours de honte, derrière le mur obscur,
leurs visages fermés
en ces jours de peur et lâcheté.
Je les revois ces longues queues
pour un citron racorni
après des mois d'okurki,
et vos bottes en drap râpé
humides, collant aux pieds...
J'ai ressenti dans votre silence
la désespérance et la violence.
Notre luxe vous faisait mal,
vous ne cherchiez qu'un livre
au mieux quelques pages de journal.
Dans les regards graves
égarés comme des épaves
déjà pointait Solidarnosc.
Pas de programme aux kiosques
mais un effort de solidarité
dans votre quête de liberté,
un effort pour offrir l'espoir
au bout du long tunnel noir.
Elda von Korff
okurki = cornichons
Et du sang dans mon désespoir
Et ce du matin jusqu'au soir
Du sang qui coule sur les trottoirs
Sur les trottoirs en côte d'Ivoire
Il y'a du sang dans notre Histoire
Il y a du sang dans les caniveaux
Au Nigeria au Kosovo
En Irak et dans le métro
A Madrid et en Argentine
En Irlande et en Palestine
Le monde déborde d'hémoglobine
Y'a du sang au cou des taureaux
Y'a du sang plein mon cerveau
Et y'a du sang plein les infos
C'est l'hémorragie permanente
D'une rivière rougissante
La terre est bleue comme une orange
Disais-tu pour que ça dérange
Quand j'y repense je devine
Que ton orange était sanguine
Y'a du sang qui vient des nuages
Ou sur des rails qui voyagent
Y'a même du sang qu'on encourage
A la ceinture des fanatiques
Ou d'un soldat patriotique
Et y'a du sang en politique
Y'a du sang qui coule en mes veines
Qui prouve ma condition humaine
Y'a du sang qui tache mes mains
Parce que je suis un être humain
Y'a du sang plein notre destin
Et y'a du sang dans mon chagrin
Pour un dieu ou pour du pétrole
C'est toujours les mêmes qu'on immole
Et c'est les gens comme toi et moi
Qui crèvent sans savoir pourquoi
Et crois au dieu que tu voudras
Mais putain nous emmerde pas
Fais joujou avec ton pognon
Laisse-nous le rire et les chansons
Y'a du sang partout sur la terre
Et ça depuis des millénaires
Et on a beau chanter la paix
Tout ça ne changera jamais
C'est sang issu
Car sur la terre
Le sang y sue
Denimop
*Note de l'hauteur : (je précise que par la définition ci-dessus, les dieux ou autres Immortels sont exclus d'office)
11 mars 2009
Festival Méli-Mélo
Soirée Poésie et Peinture
"Le Japon" (étendu à l’Asie)
lieu non encore défini
8 avril 2009
"L’arbre"
Fontenay-lès-Briis, salle du piano
13 mai 2009
Variation autour de Denimop
Médiathèque de Briis-sous-Forges
12 juin 2009
"Les couleurs"
atelier de sculpture de Claire Epinay, Forges-les-Bains