Lundi 30 mars 2009

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Samedi 7 mars 2009

Un jour un heurt un drame

Violon tant choyé

Fêlé brisé cassé

Tout en menus morceaux

Presque copeaux


Mais dans les mains

Du luthier-magicien

Outil après outil

Autour de ses ouïes

Retrouvera son âme



Thierry Gagnot - Photo : K.F.

Par Poésie entre amis - Publié dans : Thierry Gagnot
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Samedi 7 mars 2009
La soirée "Poésie et peinture" présentée par la MJC de Fontenay dans le cadre du Festival Méli-Mélo aura lieu à la salle La Grange de Limours mercredi 11 mars à 20h30.

Pour tous renseignements : Evelyne Sales - 01.64.90.77.10 - 06.07.61.12.54


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Jeudi 12 février 2009
La rencontre du mercredi 11 mars 2009 était centrée autour du poète Gaston Couté.
Georges Solovieff et Thierry Gagnot, tous deux passionnés par ce poète trop méconnu, avaient préparé un aperçu de son oeuvre :

introduction musicale : Le patois de chez nous (interprété par Hélène Maurice et Gérard Pierron)

Les mangeux d'terre
Le gâs qu' mal tourné
La julie jolie
Mon cochon d'blair
La dernière bouteille
Après vendange
Va danser
Les cailloux
Grand mère gâteau
Le champ de naviots
Les gueux
La séparation
Le christ en bois
Jour de lessive
L'enfermée
La chanson du braconnier
Les moulins morts
Le gâs qu' a perdu l'esprit



Si vous souhaitez vous procurer l'intégrale de ses oeuvres, voici un bon de commande.

Et pour connaître plus amplement Gaston Couté, un seul site :
http://gastoncoute.free.fr , sur lequel vous trouverez sa biographie, la plupart de ses poèmes et des enregistrements de ses chansons, ainsi que toute l'actualité autour du poète.

Georges et Thierry jouent tous deux, chacun de leur côté, dans un spectacle musical mettant en scène les oeuvres de Gaston Couté :

Thierry Gagnot dans "
Les gâs qu'ont perdu l'esprit", avec Axel Beaumont et Sebastien Ceglia, qui a notamment été joué à Forges-les-Bains le 30 janvier dernier,

et Georges Solovieff dans "Ecoutez Couté", avec Danielle Santamaria, Vania Adrien Sens et Ludovic Rio à l'accordéon. La première de cette veillée autour de l'oeuvre du grand poète beauceron pacifiste et libertaire aura lieu le 

DIMANCHE 22 MARS à 16h30
au JAZZ CARTOON 138 rue de Montmartre
75002 PARIS M° Bourse ou Sentier.
Entrée et consommation : 12 €.
Nombre de places limité.


Un grand merci à Nicole Goavec pour nous avoir accueilli dans sa grange chaleureuse, bien qu'un peu fraîche en ce mois de février !...









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Dimanche 25 janvier 2009
Suite à la rencontre du 14 janvier, voici quelques poèmes, principalement sur les thèmes de l'amour et de la haine, l'amitié n'ayant semble-t-il moins inspiré nos amis poètes !...

L'amitié - Eliane Biedermann

La haine - Eliane Biedermann
Rois ou vaincus - Evelyne Sales
Il y a du sang - Denimop
Solidarnosc - Elda von Korff

L'amour - Eliane Biedermann
A Saint-Arnould - Georges Solovieff
D'abord - Georges Solovieff

M N - Thierry Gagnot
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Dimanche 25 janvier 2009
Par les temps noirs, les temps d'horreur

où la montagne est pierre coupante et crue
la mer un engloutissement, un ventre, une verrue
la terre où l'on enfouit les corps un espoir de repos,


par ces temps qu'on voudrait ne jamais rencontrer
qu'on ne connaît que vrais, que trop
et qu'on revit toujours tant qu'on vit de nos coeurs
par les non-dits et les erreurs


par le mal, le mal pâle qui fait ternir la peau
par les sourires de pleurs
qui sortent des miroirs maudits
par les paupières tombant sur les cils délavés


par les mots indécents qu'on croit n'avoir pas dits
par ce qu'on a pensé, par ce qu'on a rêvé
de glaive ou d'oreiller, de vinaigre ou d'oeillets
par tout ce qu'on regrette et qu'on n'a pas vécu


par ce qui fait de nous des rois ou des vaincus
par les temps de crève le coeur où le soleil ne pointe pas
par les temps de l'amour qui perdure, perdu, trop fort
je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime encore...


mais je préfère ce sanglot, long prélude à l'oubli de demain,
au douloureux ennui de vivre comme un mort.


 

Evelyne Sales

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Dimanche 25 janvier 2009
La pourpre et l'or elle méprise
A l'ombre bleue des châtaigniers
C'est une simple pierre grise
Par la mousse encore épargnée

A parler bas à peine on ose
Respectant leur intimité
Sous cette dalle ils reposent
Voyageurs en captivité

Louis qui dort à jamais enlace
Celle qu'il a vivant chantée
Elsa dans ses bras a sa place
Apaisée pour l'éternité.

Pour avoir chaud malgré la mort
Comme un défi ils ont voulu
Ce voluptueux corps à corps
Pari de l'amour absolu

Le parc aux arbres séculaires
Les couvre de ses frondaisons
C'est un singulier cimetière
A ciel ouvert leur Panthéon

Lorsque s'éteignent les lumières
Que la brume noie la vallée
Sont-ce leurs furtives prières
Ou bien le vent dans les allées

Ils disent la beauté des choses
Les amis chers laissés à quai
Tous ces jours heureux qui composent
La vie pomme rouge à croquer

Mais ce ne sont qu'ombres légères
Rien n'atteint leur félicité
La nostalgie fuit passagère
Leur silence est sérénité

Rien n'a changé à Villeneuve
Au temps présent bruit le ruisseau
Les geais les merles s'y abreuvent
L'enjambe un familier ponceau

Le moulin abandonné garde
De louis les serments murmurés
Quand le soir Elsa s'y attarde
Le souvenir des vitres éclairées

Amants venus sur cette tombe
Qui voulez le bonheur oser
Sachez qu'existent des colombes
Au destin à jamais croisé



Georges Solovieff
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Dimanche 25 janvier 2009

Au prime abord on prend son temps
Comment savoir ce qui débute
Un rien qu'emportera le vent
Comme la note pour la flûte


On tente une sournoise approche
Chacun de nos pas est compté
On vient on louvoie on décroche
On se plaît dans l'ambiguïté


Du coin de l'œil on se regarde
Comme deux chats qui se méfient
Au premier geste on est en garde
Chacun se tient prêt au repli


A pas de loup on se hasarde
Pour explorer el camp d'en face
On franchit un seuil on s'attarde
On cherche à se faire une place


Vite on jette un coup d'œil rapide
Sans doute est-on allé trop loin
On ne se savait pas timide
On court se cacher dans son coin


Et puis miracle on s'apprivoise
On ne s'est encore rien dit
Les regards qui fuyaient se croisent
Et tout à coup on se sourit


On s'est trouvé un territoire
On campe à deux sur ses abords
Ici s'ouvre la belle histoire
Mais on ne le sait pas encore


Le temps n'est plus aux dérobades
Touché d'un trouble délicieux
Le cœur nous bat à la chamade


Cà y est on est amoureux


Georges Solovieff

le 30 avril 2004

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Dimanche 25 janvier 2009
Je revois ces jours de plomb

ces jours de honte, derrière le mur obscur,
leurs visages fermés
en ces jours de peur et lâcheté.


Je les revois ces longues queues
pour un citron racorni
après des mois d'okurki,
et vos bottes en drap râpé
humides, collant aux pieds...


J'ai ressenti dans votre silence
la désespérance et la violence.
Notre luxe vous faisait mal,
vous ne cherchiez qu'un livre
au mieux quelques pages de journal.


Dans les regards graves
égarés comme des épaves
déjà pointait Solidarnosc.
Pas de programme aux kiosques
mais un effort de solidarité
dans votre quête de liberté,
un effort pour offrir l'espoir
au bout du long tunnel noir.



Elda von Korff


okurki = cornichons

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Dimanche 25 janvier 2009
Il y a du sang dans ma mémoire

Et du sang dans mon désespoir
Et ce du matin jusqu'au soir
Du sang qui coule sur les trottoirs
Sur les trottoirs en côte d'Ivoire
Il y'a du sang dans notre Histoire


Il y a du sang dans les caniveaux
Au Nigeria au Kosovo
En Irak et dans le métro
A Madrid et en Argentine
En Irlande et en Palestine
Le monde déborde d'hémoglobine
Y'a du sang au cou des taureaux
Y'a du sang plein mon cerveau


Et y'a du sang plein les infos
C'est l'hémorragie permanente
D'une rivière rougissante
La terre est bleue comme une orange
Disais-tu pour que ça dérange
Quand j'y repense je devine
Que ton orange était sanguine


Y'a du sang qui vient des nuages
Ou sur des rails qui voyagent
Y'a même du sang qu'on encourage
A la ceinture des fanatiques
Ou d'un soldat patriotique
Et y'a du sang en politique


Y'a du sang qui coule en mes veines
Qui prouve ma condition humaine
Y'a du sang qui tache mes mains
Parce que je suis un être humain


Y'a du sang plein notre destin
Et y'a du sang dans mon chagrin


Pour un dieu ou pour du pétrole
C'est toujours les mêmes qu'on immole
Et c'est les gens comme toi et moi
Qui crèvent sans savoir pourquoi
Et crois au dieu que tu voudras
Mais putain nous emmerde pas


Fais joujou avec ton pognon
Laisse-nous le rire et les chansons


Y'a du sang partout sur la terre
Et ça depuis des millénaires


Et on a beau chanter la paix
Tout ça ne changera jamais
C'est sang issu
Car sur la terre
Le sang y sue


 


Denimop


*Note de l'hauteur : (je précise que par la définition ci-dessus, les dieux ou autres Immortels sont exclus d'office)

Par Poésie entre amis - Publié dans : Denimop
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Jeux poétiques

Prochaines rencontres

11 mars 2009
Festival Méli-Mélo
Soirée Poésie et Peinture
"Le Japon" (étendu à l’Asie)
lieu non encore défini

8 avril 2009
"L’arbre"
Fontenay-lès-Briis, salle du piano

13 mai 2009
Variation autour de Denimop
Médiathèque de Briis-sous-Forges

 

12 juin 2009
"Les couleurs"
atelier de sculpture de Claire Epinay, Forges-les-Bains

 

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